Un truc se passe

Un truc se passe

C’est parti. La mayonnaise prend.

Quand on avait programmé cette réunion de vendredi, on nous disait, et on se disait : « La semaine de rentrée, ça risque de ne pas marcher. Dans la salle Bizet, en plus, excentrée, que personne ne connaît... » Et vous voilà, deux cents, on a compté, à vous serrer, à vous entasser, à ne plus respirer, ou à renoncer à rentrer, dans la salle qu’on avait prévue pour cent maxi.
J’ai le pif pour ça, maintenant : un truc se passe. Ca envoie des ondes positives jusqu’à la lune.

Du coup, je voulais vous dire un truc pour conclure, vendredi soir, mais devant l’affluence, à cause de la chaleur, j’ai oublié quoi.

Alors voilà : je voulais vous dire qu’on vise un but (là, une élection), que parfois on ne l’atteint pas (même si on fait tout pour), mais qu’on remplit d’autres buts au passage. Par exemple, quand on a lancé Fakir, en 1999, c’était pour détruire le JDA, la com’ municipale. On a échoué. Le JDA existe toujours. Mais ça reste quand même un échec très productif…

La version plus intello de ça, de cette histoire qui avance en crabe et non en ligne droite, c’est une citation de William Morris (que j’avais placée en exergue à La Guerre des classes) : « Les hommes combattent et perdent la bataille, et la chose pour laquelle ils ont lutté advient malgré leur défaite. Quand elle advient, elle s’avère être différente de ce qu’ils avaient visé, et d’autres hommes doivent alors combattre pour ce qu’ils avaient visé, sous un autre nom. »

Comme quoi, à la fin c’est nous qu’on va gagner, et même quand on perd, on ne s’en rend pas compte, mais on gagne quand même…

Prochaine étape de notre histoire : Flixecourt, le vendredi 10 février (à confirmer), pour le lancement de la campagne (en espérant que, d’ici là, on ait fait l’unité).