« Ta victoire » : la garantie de notre défaite…

 

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Après la soirée à Quesnoy-le-Montant, Christine, notre hôtesse, m’a adressé ce SMS : « Grand merci à toi tu nous transmets ton énergie… moi je crois en ta victoire… »

Ca m’a heurté, cet article possessif : « ta victoire ».

« Ma » victoire, à moi, à moi solitaire, à moi isolé ?

Non, si ça ne devient pas « notre », « notre victoire », c’est foutu. Si vous ne ressentez pas, à chaque journée, à chaque discussion, que c’est vous qui le faites, le boulot, et que demain, à l’Assemblée, j’espère bien être un point d’appui pour vous, un porte-voix, alors, c’est la garantie que « ma victoire » ne sera que « notre défaite ».

Je ne vais pas m’effacer, me la raconter en super-humilité, genre « je ne suis qu’un parmi d’autres », etc. : ce serait du bidon. Dans cette bataille, j’ai mon rôle, au premier rang oui, de catalyseur, de moteur, de locomotive, très bien, mais pas à un moment sans vous, sans ce nous.

Sans quoi, c’est l’assurance de mon écroulement.

Car dans cette lutte engagée, je ne peux trouver de force qu’en vous, qu’en nous.