Ma priorité : la précarité



AVS, ATSEM, assistantes maternelles, agents d’entretien, vigiles, animateurs… C’est l’avenir, nous diton : les emplois de service. Mais alors, quel avenir !Car ces métiers sont gangrénés par la précarité.

Dans le public, ce sont des contrats en série de CUI, CAE, CES, CEC, Emploi‑solidaires, vacataires, etc. Dans le privé, avec l’intérim évidemment, les CDD.Cette précarité, j’en ferai ma bataille.

Comment lutterons-nous ?

Par quatre mesures :

1/ un grand plan d’embauches.

Pour résorber la précarité, seront créés entre 500 000 et un million de postes en France, dans les hôpitaux, les écoles, les associations (financés par la simple réaffectation du CICE).

2/ structurer les métiers de service.

Un certain nombre de professions doivent être structurées, revalorisées, avec des conditions d’embauche uniformes (et meilleures) sur tout le territoire français : comment comprendre, par exemple, qu’avec l’aménagement des rythmes scolaires, les animateurs soient embauchés sous des contrats différents à Amiens et à Agen, et même à Villers-Bocage ? que les enfants soient traités différemment, avec des moyens ici, et pas de quoi acheter un baby‑foot ailleurs ? Sur le périscolaire, il faut bâtir un véritable service public national.

3/ une taxe précarité.

Les entreprises et les collectivités qui recourent, dans la durée, à des intérimaires ou des CDD, seront taxées. Pour les contraindre à titulariser, surtout si elles sont bénéficiaires.

4/ encadrer la sous-traitance.

Les grandes entreprises qui recrutent des sous-traitants sur leurs sites (dans le ménage, comme vigile, etc.) devront payer ces employés selon les mêmes conditions que leur propre personnel : même échelle des salaires, mêmes avantages, mêmes primes horaires, etc.

Voilà dans quel sens je compte oeuvrer, avec fermeté. Mais je ne parviendrai à rien sans vous, si vous ne vous bougez pas aussi : aide-toi, ton député t’aidera !


Écouter, mobiliser, proposer

Que ferons-nous demain comme député ? Un dossier illustre notre méthode :les auxiliaire de vie sociale .

1/ Écouter

Au journal Fakir, nous avons reçu longuement, à de nombreuses reprises, Brigitte, Annie, Fethia, Véronique, etc. Nous les avons suivies, durant une journée, dans leur métier. Pour comprendre, d’abord.

Avec le changement de statut, la perte de l’ancienneté, des mutuelles, des frais kilométriques, etc. leurs revenus vont baisser de 30 %.

C’est la garantie qu’elles glisseront sous le seuil de pauvreté.

2 - Mobiliser

Une dizaine d’AVS étaient motivées, avaient envie de bouger : on les a aidées à produire des documents, pour convaincre leurs collègues, à médiatiser leur affaire.

Le groupe s’est ainsi étoffé.

Elles se sont rendues, en ma compagnie, aux voeux du Département à Mégacité. (Voir photos)

3 - Enquêter

Pour compléter notre dossier, nous avons lu un livre sur le sujet, Le Salaire de la confiance, interrogé son auteur, le chercheur Loïc Trabut. Nous avons également téléphoné à des AVS dans d’autres départements, en Gironde, en Isère, dans le Lot, pour découvrir la diversité de leurs statuts : ultra‑précaires là, titularisées ailleurs, quasi‑fonctionnaires par endroits...

4 - Proposer

Nous souhaitons un « service public de la dépendance », qui soit national : il n’y a aucune raison pour que les personnes âgées et leurs AVS soient traitées différemment à Amiens de Beauvais, à Abbeville de Grenoble, etc.

Puisque, on nous le répète, « ce sont les emplois d’avenir », qu’on les structure sérieusement : sur le statut des agents, sur le niveau de revenus, sur les horaires. Et non avec, pour seul but, la gestion à bas coût.