Loi travail, non ! Des ordonnances sur la finance, oui !

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C’est le premier dossier qui va arriver devant l’Assemblée, la réforme du code du travail, entre le 24 et le 28 juillet. 

Je compte m’y opposer, et pour une raison simple : 

Chez Whirlpool, les salariés ont tout accepté : le gel de leurs salaires, de renoncer à des RTT, des aménagements pour les weekends, etc. Pour quelle récompense, à la fin ? La délocalisation en Pologne. Tandis que les dividendes des actionnaires augmentaient de 10 %, que les profits atteignaient 800 millions. Alors, c’est de la faute de qui ? Des actionnaires ou des salariés ? 

Et la même histoire se répète chez Goodyear, Sièges de France, Abélia, Bigard, etc. 

Alors, quelle est l’urgence ? Des ordonnances pour rendre les salariés plus « compétitifs », c’estàdire pour nous adapter encore davantage aux désirs des maîtres de l’argent ? Ou au contraire, des ordonnances contre la Finance, pour nous protéger de ces méfaits, pour que l’État mette nos vies à l’abri de leur soif de profits ? 

Le Code du Travail n’est pas la Bible : ça ne me dérange pas qu’on le revoit. Depuis vingt ans, d’ailleurs, tous les gouvernements s’y sont mis, c’est une manie. Emmanuel Macron en a fait une obsession, déjà aux côtés de François Hollande durant quatre ans. Mais pour mieux vivre, pour préserver nos entreprises elles-mêmes, pour sauver nos retraites et la planète, c’est une autre priorité qu’il faut imposer : reprendre en main notre destin commun, le retirer des mains des financiers. 

Et pour ça, le président de la République n’a prévu aucun texte, aucune loi.