L'écologie, ça commence ici !



Comment faire pour que, pour nos enfants, les «pics de pollution» ne deviennent pas la norme ? L’urgence écologique met en lumière une autre urgence : démocratique.
Un cas concret le démontre : Whirlpool.

Les « pics de pollution » se suivent et se ressemblent. Cet hiver, ils ont duré des semaines entières. Doit‑on s’habituer à ça ? À ce que les enseignants, sur recommandation du rectorat, ne laissent plus sortir les enfants dans la cour de récréation ? Est‑ce l’avenir que nous souhaitons pour nos gamins ?
Face à cela, que prévoit le président Macron ? Il n’évoque jamais ce sujet dans les débats. Car lutter vraiment contre ça, c’est remettre en cause l’économie d’aujourd’hui.

Prenons, le cas Whirlpool.
Les sèche-linge seront produits en Pologne, mais vendus ici, en France, en Belgique, en Hollande. Des camions vont donc traverser l’Europe en tous sens, et engendrer davantage de pollution. Et on va nous parler d’« environnement » ! Il faut donc imposer aux poids lourds une taxe kilométrique, afin de relocaliser.

Mais allons plus loin : a-t-on besoin de sèche-linge ? Le vent, l’air, sont très efficaces ! Les ouvriers de Whirlpool eux-mêmes en conviennent : on peut s’en passer. Mais ce n’est pas aux actionnaires américains, à Benton (USA), 7 471 kilomètres d’Amiens, d’en décider pour nous, pour les salariés. Ce n’est pas à eux de trancher, avec pour seul but : leurs profits.
Ainsi, pour l’usine Whirlpool d’Amiens, nous pourrions décider, ensemble, d’abandonner la production de sèche‑linge. De revenir à des lignes de lave-linge : car nous n’envisageons plus de faire sans !

 

Enjeu démocratique

Voilà pourquoi l’écologie souligne l’enjeu démocratique : nous devons reprendre en main notre destin commun. À nous de répondre à ces questions :
Que veut-on produire ?
Où veut-on le produire ?
Comment veut-on le produire?
Et non à vivre soumis aux exigences de rentabilité des actionnaires.

Député, je pèserai pour que s’opère, concrètement, cette transition.
Pour que Whirlpool et les autres délocaliseurs soient sanctionnés dans leurs ventes en magasins. Pour que des études de marché soient réalisées sur un lave-linge « Made in France », et qui se répare, et qui dure vingt ans (sans obsolescence programmée...).
Pour que les salariés puissent reprendre une production en société coopérative, aidés par la Banque publique d’investissement.
Ainsi opérerons‑nous, sur un cas concret, cette transformation à la fois écologique, sociale et démocratique.

C’est un exemple.
Mais pour l’agriculture, pour les transports, pour l’énergie, etc., nous devons sortir de la machine à broyer nos espérances. Qu’on se demande, à nouveau, comment voulons‑nous vivre ? Et non plus: comment être compétitifs ?