Invitation aux Whirlpool !

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Je n’y connais rien, à Facebook. C’est tout nouveau pour moi, et ce sont les camarades qui me le tiennent.

Mais je voulais lancer cette invitation, aux salariés de Whirlpool : comme vous allez venir ce vendredi 17 février, à Flixecourt, vous pouvez amener vos banderoles, vos tracts, vos autocollants, tenir une table, etc. Même vendre des sèche-linge !

Sinon, je me sentais bien, cette après-midi, en leur compagnie, devant le magasin But de Glisy. Les Whirlpool ré-apprennent la lutte, en tâtonnant. Et c’est pas juste, parce qu’en face, le directeur, Carlos Ramos est un pro de la fermeture, il a de l’entraînement, il est arrivé à Amiens pour ça.

«- Whirlpool a mis une carotte au gouvernement. Sirugue, le ministre de l’Industrie les a appelés, mais apparemment, aux Etats-Unis, ils en ont rien à foutre ! me racontait un syndicaliste.

- Faut se faire respecter, j’ai poursuivi. L’Etat n’a qu’à interdire la vente de tout produit Whirlpool sur le territoire français. C’est ça que vous devriez revendiquer. Vous devriez monter à Paris pour demander ça. »

C’est une idée que j’ai développée au micro, ensuite. Car Frédéric, le délégué CFDT, a eu la gentillesse de me laisser causer, de rappeler notre fête de vendredi.

Tiens, en leur honneur, je vais claquer une citation, ici, d’un écrivain conservateur, Maurice Barrès : « Que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance, voilà une condition première de la paix sociale. » C’est tout l’enjeu, pour moi, pour nous : redonner aux gens un sentiment de puissance, même sur un petit truc d’abord, et ensuite la machine sera lancée !

C’est le premier pas qui compte.